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May 13 Changement d'adresse !Afin de ne plus importuner tous mes contacts MSN avec mes élucubrations géographiques, et parce que je suis plus bloggeuse que je ne voudrais le reconnaitre, j'ai créé un "vrai" blog, dont voici l'adresse (d'une originalité époustouflante, vous le reconnaitrez) :
Je ne garantis pas de devenir une posteuse frénétique, ni que je deviendrai célèbre sur la toile, mais au moins, ce sera plus adapté à ce que j'y fais et à mon lectorat (certes restreint, mais lectorat quand-même) qui pourra poster des commentaires plus facilement. Restez en ligne !! May 09 Panoramas de CalaisCalais, porte d'entrée (ou de sortie?) vers l'Angleterre, où l'anglais et le français se mélangent au gré des panneaux de la route et dans le blabla des badauds. Une ville de beffrois avec un centre touristique contre la plage et un centre plus traditionnel en retrait.
Quant au littoral, c'est un mélange de fonctions tel que je n'en ai vu qu'en Nord Pas de Calais : la plage se situe entre des appartements pour saisonniers plus ou moins anciens, un vieux fort militaire, un port de pêche et le terminal des ferrys en partance pour l'Angleterre.
Les familles se baignent dans la même eaux que ces bateaux, qui est aussi celle des pétroliers et des porte-containers qui vont le long du rail de la Manche vers les grands ports de Belgique et de Hollande. Glop.... Tout au fond, en plissant bien les yeux, on pouvaitt apercevoir une mince bande bleue contre le ciel : la côte anglaise.
May 05 Hommage à Jules VernesMay 02 Festival international de la soupe - WazemmesC'est la saison des événements régionaux curieux. Hier 1er mai, était aussi jour du festival international de la soupe : avec un nom comme ça, et même si ce plat a surtout été une expérience amère dans l'enfance, je ne pouvais que venir voir. Saviez-vous que la soupe est le seul mets commun aux cinq continents ?
Le thème du festival était traité avec beaucoup d'humour. Outre le concours visant à décerner la Louche d'Or au meilleur cuisinier, habitants et invités plus "officiels" proposaient leur cocktail aux badauds dans les rues du quartier lillois (très bobo) de Wazemmes, au milieu des animations de rue et des orchestres. Le public se prêtait d'ailleurs bien au jeu malgré les doutes qu'on pourrait facilement avoir sur le contenu (dans une soupe tout est mixé, dur de deviner les ingrédients) et la qualité sanitaire de la nourriture. Certains avaient même prévu leur tasse ou carrément leur casserole comme outil indispensable au test de diverses saveurs !
Quant aux soupes elles-mêmes....
Le stand du PS : la soupe à Martine ! Soupe anglaise qui soulage la gueule de bois. Et je regrette amèrement de ne pas avoir pris en photo la soupe de l'unité belge, "deux soupes sans saveur qui, une fois mélangées, font un mix parfait" ^^ April 28 23 km et des coups de soleil dans le bassin minierQuel beau dimanche j'ai passé ! J'ai suivi des collègues pour une randonnée dans le bassin minier, d'un petit village répondant au doux nom de meurchin jusqu'à la ville rouge et or, Lens.
Tout ça s'est passé dans le cadre de la Route du Louvre, un événement patrimonialo-urbanistique. Excusez le néologisme, la partie patrimoine vient du fait que c'est un événement régional où les habitants des villages traversés se mobilisaient et présentaient leurs produits du terroir ; le côté urbanistique c'est parce que la journée (centrée sur un marathon très officiel Lille-Lens) vise à promouvoir la future arrivée d'une partie des collections du Louvre à Lens. Et c'est d'image que Lens a besoin ! C'est vrai qu'hormis le football il y a peu de choses connues dans cette ville née de l'industrie minière.
Le beau temps était de la partie et l'expérience a été superbe, bercée par le nouveau succès de la culture ch'ti (merci Danny !). J'ai pu admirer tous les clichés du territoire minier : terrils (avec les terrils jumeaux du 11/19 de Loos-en-Gohelle, les plus hauts d'Europe encore debout), corons plus ou moins bien réhabilités, petits villages en brique rouge aux noms imprononçables (Wingles, Hulluch)...
Les terrils de Loos-en-Gohelle et un puits de mine
Mais le plus fort dans cette journée, c'était l'aspect humain. Entre les carnavals et fanfares de village, les mamies du club de cuisine qui préparaient du pain perdu-cassonnade à la chaîne, les papis qui avaient revêtu leurs costumes de guerre authentiques (de collection je précise, tout le monde sait que le dernier poilu est mort ^^), ma voisine de devant qui hurlait avec un bon accent qu'elle était du Nord et pas du Pas-de-Calais ("choichante-deux, méfie-teu !"), les enfants qui épaient le passage du cortège cachés derrière les rideaux de leurs maisons... Tout le monde entrait de bon coeur dans la danse, beaucoup se reconnaissaient sur la route, et on m'a intégré sans problème.
LA baraque à frites Momo de Bienvenue chez les Ch'tis ! le club de cuisine de Loos en pleine préparation de pain perdu, miam ! Et les soldats de 14-18 en chaussures Quechua (on n'arrête pas le progrès !)
Le petit plus, c'était mes collègues dont une lensoise - urbaniste qui connaissait tout de la région et une ch'ti convaincue qui m'a chanté plein de chansons populaires en chemin ! C'est un bon exemple, je suppose, de cette fameuse hospitalité régionale que Danny Boon décline dans son film... April 21 Revue de clichés : la SavoieJe reviens d'un weekend chez mes parents, et mes petites réflexions géographiques m'amènent à réaliser que la Savoie est un territoire de clichés. Pourquoi pas les passer en revue et donner ma vision de pseudo-savoyarde ?
Petite méthodologie : je suis pseudo savoyarde, parce que je n'ai habité "que" huit ans en Haute-Savoie (l'école maternelle et l'école primaire, pour résumer), et mes parents y sont retournés il y a cinq ans. Je m'appuierai donc surtout sur ce que j'observe dans ma famille du côté maternel, qui est implantée dans la haute vallée de l'Arve (Chamonix, Sallanches, Saint-Gervaix les bains...), essentiellement dans la charmante commune de Passy (je suis chauvine, je sais...). Tant pis pour les puristes, ici Savoie et Haute-Savoie (73 et 74) seront traitées ensemble.
Cliché n°1 : en Savoie il y a plein de montagnes, et il neige tout le temps (au moins en hiver).
D'accord pour les montagnes, c'est la partie Nord des Alpes, avec les massifs les plus élevés : mais attention, c'est une région très diverse ! Tous les coins de la Savoie ne sont pas touristiques. Mes parents ont le chic d'habiter dans l'avant-pays savoyard, une région de collines (oui, collines, entre 200 et 700 m d'altitude...) coincée entre le Rhône et un bourrelet montagneux qui marque l'entrée dans les Alpes montagneuses. Si ce n'est pas plat comme Lille, c'est tout de même bien moins montagneux que les massifs auxquels on peut penser : la Vanoise, le Mont-Blanc... Pour ce qui est de la neige, c'est loin d'être toute l'année en vallée : dans l'avant-pays, c'est à peu près trois fois par an, à Passy un peu plus.
Cliché n°2 : les savoyards sont des pros du planter de bâton.
Rien ne m'énerve plus que ce cliché selon lequel quand on est en Savoie, on skie. Non, non et non ! Qui sait encore que la Savoie regorge de vieilles villes dont la métallurgie a fait la fortune (Albertville, Saint-jean-de-Maurienne...) ? Je le concède, beaucoup de savoyards skient, et dans mon cas, c'était un sport obligatoire à l'école primaire. C'est sûr, une station de ski sur la commune, ça aide... Dans ma famille il y a eu des skieurs pros comme mes grands-parents. Mais attention, tout le monde n'est pas obligé d'aimer ça ! Moi-même, je ne suis pas fan. Cet aspect "tout bronzé avec labello blanc sur les lèvres et combi quicksilver", ça ne m'attire pas du tout. Et puis il faut préciser que le ski lui-même ne m'a jamais aimé :(
Cliché n°3 : les savoyards parlent avec un drôle d'accent.
Ce cliché se vérifie ! Enfin, l'accent savoyard est un dérivé de l'accent suisse (vous savez, Ovomaltine, avec lequel on peut déplââcer des montâgnes!). A mon goût pas sexy du tout, et ma plus grande hantise lors d'un séjour prolongé chez mes parents est de le prendre.
L'autre chose dont on se doute moins, c'est que le savoyard n'est pas très aimable au premier abord, et les personnes qui arrivent en Savoie pour travailler ont parfois du mal à s'intégrer... Mais au-delà de ce premier abord, bien entendu, le savoyard sait se faire des amis ^^
Cliché n°4 : les savoyards mangent plein de fromage qui pue, de charcuterie et boivent des liqueurs bizarres avec des grenouilles dedans.
Aaaah, la gastronomie savoyarde... Si les montagnards ne mangent pas que des fondues et des raclettes, il y a bien des codes culinaires particuliers. Au-delà du Reblochon, de la Tome et du saucisson fumé (fromage et charcuterie, l'apanage des régions montagneuses !), la cuisine savoyarde est influencée par la gastronomie italienne : je me souviens avoir mangé beaucoup de polenta et de pannetonne étant petite. Et puis il y a ces mille et un plats peu connus du touriste, comme les diots, une saucisse très grasse qui se cuit aux oignons (miam!). Quant aux liqueurs, je confirme que le savoyard traditionnel est un amateur de spiritueux en tous genres, et sait tirer l'esprit de toutes les plantes non toxiques qu'on trouve en montagne (c'est ce qu'on appelle les gnoles : génépi, prune, chartreuse, thé des Alpes, etc etc).
Cliché n°5 : La Savoie a une identité forte.
Oui de l'extérieur, pas tellement de l'intérieur. Certes, il y a toujours ce petit groupuscule qui vise à "libérer" la région. Mais pour le dernier territoire anexé à la France dans l'histoire (avec le Comté de Nice), le désir de sécession pourrait être pire. C'est que les savoyards ne sont pas prêts de s'entendre entre eux : la région doit être championne nationale (ou à peu de choses près...) des querelles de clocher. La "haute" et la "basse" Savoie sont très différentes dans leurs caractéristiques géographiques comme humaines. Annecy et Chambéry, leurs préfectures, se revendiquent toutes deux capitales culturelles. Et il peut suffire d'une rivière pour délimiter deux mentalités, deux façons de vivre. Ajoutez à cela les noms de communes qui ne se prononcent pas comme ils s'écrivent (les noms en "az", "oz", sont les pires : Avoriaz, Servoz, Drumettaz, la Clusaz...) sans suivre de règle particulière...
Pour rigoler sur les clichés de Savoie (attention, parler savoyard requis) : http://envoiedugros.free.fr/ April 12 Le temps des festivalsLa saison des festivals s'annonce ! les programmes tombent les uns après les autres. Il y en a deux qui m'intéressent particulièrement.
Le premier est le Main Square Festival, au mois de juillet à Arras. D’abord il a lieu dans ma région du moment, alors je suis supporter ! Ensuite la programmation est alléchante : amateurs de Mika, Radiohead, the Chemical Brothers, précipitez-vous !
Mais au-delà des artistes, c’est sa localisation qui me fascine : tout festival de rock qui se respecte a lieu dans un trou paumé, pour déranger le moins de voisins possibles. Eh bien le Main Square festival, comme son l’indique, a lieu sur la grand-place, en plein cœur de la ville !! Ah que voilà un concept fascinant.
Tout plein de questions me viennent : qu’est-ce qu’on fait des riverains du centre-ville tout entier ? Parce qu’au-delà des quelques mélomanes qui profiteront de concerts de superstars internationales (j’ai oublié de préciser que Céline Dion passe juste après !) gratuitement depuis leur balcon, qu’est-ce qu’on fait des plaintes pour tapage ? La circulation ensuite : comment réguler l’accès au site pour une foule de personnes que la ville n’est pas calibrée pour accueillir ? Il faut repenser la circulation dans le centre-ville tout entier, ce qui est déjà évité au possible dans le cas de travaux, alors pour un concert, pensez donc ! Et le logement des personnes qui restent les trois jours : est-ce qu’elles campent dans les parcs publics ?
En tout cas la conséquence se sent dans la programmation (cinq groupes par jour) et dans le prix du ticket, qui fait du Main Square Festival l’un des plus chers de France.
Enfin, cela dit, malgré le programme et le concept urbanistique, je n’y vais pas. Oui, parce qu’avide de découvertes festivalières et à peine remise de mes émotions du Pinkpop - l’an dernier aux Pays-bas -, je remets ça au Rock Am Ring ! Je m’apprête à faire la découverte de la musique selon les masses allemandes. Masses parce que 85 000 personnes seront présentes (l’événement est sold out !), allemandes parce qu’il a lieu en Allemagne, pays de la musique métallique s’il en est.
Et du métal, je vais en avoir plus que de raison, au vu de la programmation qui ne fait pas dans la légèreté : du métal mythique avec Metallica, du hard-rock revendicatif en come-back avec Rage Against the Machine, du faux métal avec Incubus, du métal jambes écartées avec Bullet for my Valentine (je ne blague pas, regardez leurs clips !!), du papy métal allemand avec die Toten Hosen, du rock-métal américain avec the Offspring et Simple Plan, du métal à chanteuse à voix avec Nightwish, du métal System of a Down version que le chanteur avec Serj Tankian ; et j’en passe... Oui, moi aussi je m’y perds dans tous ces genres, d’ailleurs mon classement est complètement subjectif. Et je ne compte pas des styles plus légers, tout de même représentés avec des groupes que j’attends particulièrement (même si j’aurais préféré un Mika ou Kaiser Chiefs…) : Babyshambles (si le chanteur sort de prison à temps -_-‘), the Fratellis (que j’avais manqués l’an dernier) entre autres.
En attendant, j’accoutume mes oreilles et je révise mes classiques. Plus de racontage de vie sur ce sujet en temps et en heure !
Plus d’infos : April 09 Shopping [malls] girlAh, le centre commercial, quel sujet passionnant. Et je me serais transformée sans problème d’airport girl en shopping girl si le passage de l’un à l’autre n’avait pas si mal sonné. Bah oui quoi, l'image de marque avant tout :D
Et puis parce que ce que j’aime dans les centres commerciaux, ce sont les centres eux-mêmes, pas les commerces qui les composent ! Non pas que je déteste les seconds… Je me comprends ^^
J’ai un petit faible pour les centres commerciaux de centre-ville : souvent intégrés dans des projets urbains, avec l’accord des ténors politiques, l’architecture y est particulièrement soignée et il y a un vrai souci de l’espace et du paysage qu’on ne trouve pas (encore) dans les boîtes à chaussures qui s’agglutinent contre les échangeurs autoroutiers.
Tiens, amusons-nous... Dites moi si vous reconnaissez des endroits parmi mes photos ! Franciliens, je vous attends au tournant !
Il y a quelque chose de grandiose dans ces centres, et Emile Zola, s’il était encore vivant, aurait de suite été inspiré pour un « Au Bonheur des Dames 2 » (façon suite de nanar américain). Des cathédrales, des ôdes à la société de consommation, juste ce qu’il faut individualisés pour éviter le clonage de ville en ville. Euralille est tout de rose vêtu, emballé dans une structure de Jean Nouvel ; Antigone ouvre un passage entre le cœur historique de la ville et l’ancien nouveau quartier (oui oui) d’Antigone, la Part-Dieu a tiré en avant le nouveau quartier du même nom, et avec lui l’urbanisation de la rive gauche (Est) de Lyon. Autour de Paris se développent les concepts de demain : la fausse rue commerçante à ciel ouvert, le centre spécialisé dans l’équipement de la maison, le centre-parc d’attraction.
J’ai toujours aimé l’ambiance du centre commercial, d’autant plus lorsqu’il est très grand (démesure, quand tu nous tiens !). A Noël, il y a quelque chose d’extravagant et de très kitsch dans les décorations de saison : même la maison la plus décorée de France (celle qui passe chaque année dans les émissions de TF1 et M6) n’oserait pas le sapin de noël-cône de dix mètres, ni les lustres et les boules géantes qui pendent au dessus des escalators.
Mais il y a quelque chose qui me dérange beaucoup : le centre commercial, surtout celui de centre-ville, donne l’illusion de l’espace public alors qu’il est privé. Si en périphérie tout est assez clair (de l’accès en voiture au passage en caisse), en centre-ville on passe sans s’en rendre compte du pavé à l’espace de vente. Et dans l’espace privé, point de promenade à toute heure ni de photos, sans compter la surveillance : comme aurait dit un de mes profs de l’IFU les vigiles repèrent dès l’entrée les personnes susceptibles de poser problème. A quand la sélection comme en discothèque ? La confusion est d’autant plus grande que les élus considèrent le commerce comme une arme pour revitaliser leurs quartiers, et attirer du monde. J'ai l'impression que le commerce une de ces idées qui plaisent en ce moment, un peu comme la mixité sociale ou le développement durable, et les personnes qui le mettent en avant ne s’interrogent pas vraiment sur ses tenants et les aboutissants. Avis qui n’engage que moi… April 03 Vu au zoo de Lille...March 30 Tas de moulesBérengex, dans un commentaire tout récent tu me parles d'empiler des coquilles de moules pendant la grande braderie : tu ne penses pas si bien dire ! Ci-joint quelques photos prises l'an dernier (par le plus grand des hasards, j'y étais)...
Outre le tas en question, on admirera le menu du restaurant Italien... March 27 FortificationsJ'habite dans la ville la plus assiégée de France. Dans l'histoire, bien sûr ^^ : forcément, elle a été flamande, française, bourguignone (il me semble) et même espagnole.
Le résultat dans le paysage, c'est une citadelle de Vauban, en brique rouge s'il vous plait. On s'adapte aux matériaux régionaux ! Aujourd'hui, si le coeur ne se visite pas (l'armée l'occupe), ses fortifications ont été aménagées en jardin public. L'endroit a un succès fou le weekend - en tout cas, celui où j'y suis allée. Le plus : c'est aussi là que se situe le zoo de Lille, et son entrée est gratuite.
Mais les fortifications, c'est bien plus que la citadelle. Les remparts sont tombés bien plus tard que dans la plupart des autres villes de France, et il existe encore des portes et des bouts de muraille qu'on peut longer en suivant une voie verte aménagée (décidément, ils sont forts au service espaces verts de la municipalité !).
Plus intéressant pour les urbanistes, directement hors les murs c'est un no man's land qui laisse imaginer à quoi ont pu ressembler des sièges et des batailles. Un territoire encore désert par endroits, mais surtout une manne foncière pour projets urbains. Euralille par exemple...
Ce n'est même pas la citadelle, mais juste les restes des remparts au Nord d'Euralille. Assez flippant comme atmosphère... Je craque, j'ajoute une photo d'Euralille ! March 20 BruggeComment résumer un après-midi dans une belle ville d'art et d'histoire ? Pluvieux, plein de bons clichés comme je les aime, des canaux, du chocolat et des frites, et des amis pour visiter. L'impression de déambuler dans un musée gigantesque. En fin de compte, langue et brique rouge obligent, je l'appellerais plus l'Amsterdam du Sud que la Venise du Nord.
C'est à une heure de voiture de chez moi, pourquoi se priver ??
March 15 Surf sur la vague Ch'tiDepuis le temps que je voulais aller le voir, j'ai enfin pu me glisser dans une salle de ciné entre des mémés du coin et des ados coca-pop-corn et voir si Bienvenue Chez les Ch'tis, le phénomène qui secoue la région (et la France) depuis un mois, est à la hauteur des remous qu'il fait.
Quelques éléments de contexte : au bureau, on ne parle plus que de ça depuis qu'il est sorti. Private jokes, allusions et question qui revient : comment ça, tu ne l'as toujours pas vu ?? Même les membres du personnel de la région affichent leur accent avec fierté, alors que quand je suis arrivée on m'a assuré que le parler Ch'ti, ça se cachait. J'ai essayé d'aller le voir il y a trois semaines avec ma copine Audrey : un dimanche soir, deux heures avant la séance, les 6 salles réservées au film étaient complètes !!
Sans l'ampleur du phénomène, et le hasard de mon arrivée à Lille presque en même temps que la sortie du film, je n'aurais même pas été tentée d'aller le voir. Humour franchouillard, Dany Boon que je n'aime pas trop en tant que comique, voilà l'image que la bande-annonce m'envoyait.
Oui, mais...
Déjà le film fait de l'humour territorial, ce que j'adore. Après tout j'ai beaucoup sociabilisé avec quand j'étais à Amsterdam. Et tout ce qui tient de la comparaison des cultures, c'est une sacré ouverture d'esprit, j'accroche. Ah ça, pour jouer sur le cliché, Bienvenue chez les Ch'tis ne se retient pas. Ils y passent tous, des corons au maroualles, j'ai même retrouvé avec plaisir la Carbonade et quelques expressions qui sont légion au bureau - comme "tu me dis quoi".
En plus, l'histoire est plutôt bien fichue, et les gens du Sud sont aussi pastichés que ceux du Nord. Quant à Danny Boon, bonne surprise : il joue un personnage étonnamment humain. Si les ficelles sont parfois grosses, ce n'est que plus agréable : sentir venir les gags est parfois une bonne façon d'en rire encore plus fort.
Mais ce qui a vraiment rendu ce moment agréable, c'est l'ambiance : un mois après la sortie du film, la plus grande salle de l'UCG de Lille était encore comble, avec un public de toutes générations qui riait de bon coeur et applaudissait. Cette ambiance confirme l'idée du film selon laquelle le Nord, c'est d'abord une population aimable et chaleureuse. J'ajoute qu'elle sait rire d'elle-même. March 12 Municipales et plus si affinitésPetit mot sur la politique locale, et les municipales qui ont eu lieu dimanche dernier.
Ici à Lille, Martine Aubry est en route - et donnée favorite - pour un deuxième tour contre le représentant UMP. Alors pourquoi s'associait-elle hier avec les représentants du MODEM et des Verts ? Bien sûr, ensemble on est plus forts, et puis les alliances politiques ne sont pas si fréquentes, et on peut les saluer de quelque bord qu'elles soient.
Une des clés qui expliquent ce geste, c'est que si elle veut être élue à la tête de la communauté urbaine de Lille (LMCU) à la place d'un des autres prétendants au titre (et il y en a !), Martine Aubry a plutôt intérêt à peser lourd dans la balance. En somme : avec cette alliance, elle ne vise pas la mairie, qu'elle a délà preque gagné, mais la communauté urbaine !
Tout ça pour dire que les EPCI (établissements publics de coopération intercommunale en jargon) sont devenus bien plus importants qu'on ne le soupçonne. A Lille, celui qui tient les rênes de la Communauté Urbaine maîtrise les transports, le logement, la culture et les sports, et j'en passe.
Les identités s'accrochent aux mairies, mais les EPCI sont entrain de se tailler une bonne part de légitimité, au moins politique. Et dans le cas de Lille, on se dirait presque que tout ce qui manque comme légitimité à LMCU, c'est l'élection du président au suffrage universel... March 09 La côte d'Opale de Calais à BoulogneHier, sur proposition de très gentilles collègues de travail, je suis partie en excursion sur le littoral du Pas-de-Calais, cette côte dite d'Opale qui fait face à l'Angleterre et héberge quelques ports majeurs : Dunkerque, Boulogne sur Mer. Vive la voiture personnelle : grâce à elle nous avons pu être ultra mobiles et moduler les visites selon nos envies !
Et pour cause, il y avait un vent terrible, qui a vite calmé nos ambitions et nous a fait passer une bonne partie de la journée... Dans des brasseries. Il faut dire que ce n'est pas vraiment la saison pour le tourisme balnéaire.
Au programme des visites : le cap Blanc-Nez, qui avec ses 132 mètres au dessus de l'eau offre un point de vue magnifique. Il parait que les jours de beau temps, le soleil peut sous un certain angle venir frapper les falaises des côtes anglaises, qu'on voit briller à l'horizon. C'est raté pour moi, le soleil n'était pas au rendez-vous... La vue sur l'enfilade de falaises (instables, elles reculent constamment sous l'assaut de l'eau en contrebas) était quoi qu'il en soit impressionnante.
Nous avons fait quelques arrêts dans des petites stations balnéaires : Wissant et Wimereux, où malgré les températures dissuasives les kyte-surfeurs étaient de sortie. Ils étaient tellement nombreux d'ailleurs, que j'attendais le moment où certains emmelleraient leurs fils ^^
Sinon, pour une néonordiste comme moi, qui ne suis même jamais allée en Bretagne et n'ai aucun souvenir de Normandie, ces petites villes organisées autour de promenades de bord de mer en béton avaient un charme nouveau. L'enfilade de maisons aux architectures extravagantes et aux couleurs pastel fait un peu parc d'attractions, en contraste avec le mauvais temps et la mer gris-marron dont parlait Danny Boon (ça se vérifie!). Pour en voir plus, on m'a conseillé le Touquet, plus au Sud.
Nous avons fini la journée avec un petit saut à Gravelines, ville connue pour deux choses très différentes : ses fortifications de Vauban, et son immense centrale nucléaire. Croyez-moi, les deux valent le détour. En plus, dans le bar où on s'est arrêtés, au milieu d'un centre-ville très bien entretenu (eeeh oui, la commune touche pas mal de taxe professionnelle il faut croire!), des portraits de pirates ou contrebandiers, apparemment des légendes locales, étaient suspendus. Des pirates, ici ?!? j'en apprends tous les jours.
A la nuit tombée, on a pu voir au large des lumières sur toute la largeur de l'horizon. La côte anglaise? Non, plus probablement les pétroliers et porte-containers qui passent à la file indienne le goulot de la la Manche avant d'arriver dans les grands ports belges et néerlandais.
March 03 De la gastronomie Ch'timieJe n'ai pas faim ce soir.
Non pas que je meure de faim à cause de la cuisine locale, nooon ! Mais parce que j'ai mangé un Welsh à midi.
En venant à Lille, je ne pensais pas découvrir une telle gastronomie régionale. Et pourtant, ma curiosité + les recettes régionales + les tickets restaurant que j'ai grâce au boulot (un des gros avantages du contrat de travail !!), me permettent de tester quelques recettes locales...
- Le welsh, mon dernier test en question, pourrait très bien détrôner la tartiflette et la raclette en lourdeur et en quantité de fromage utilisée : c'est un toast à la moutarde et au jambon recouvert de Cheddar fondu (et quand je dis recouvert, je ferais mieux de dire noyé!) et servi avec des frites. Très bon au début, un peu lourd sur la fin et une digestion tout sauf légère à la clé (j'ai eu un peu de mal à me concentrer cet après-midi ! ^^). Mais je le recommande si vous venez dans la région et que vous souhaitez vous "immerger", ou en cas de grosse, mais alors trèèès grosse faim.
- La carbonade à la flamande est une sorte de boeuf bourguignon (mais de toute évidence plus flamand que bourguignon!), donc très tendre, cuit dans de la bière et du pain d'épices. Je recommande, c'est un sucré-salé qui marche très bien ! C'est servi avec des frites, pour changer.
- Le potjevleesh (prononcez potchevlèch) : ça veut dire petit pot de viande en flamand (mon trimestre de hollandais n'a pas été totalement inutile !!), et c'est une sorte de pâté de morceaux de viande sans croûte. Pas mal pour les amateurs de viande... Personnellement j'ai trouvé ça peu original. Les savoyards ont dû l'inventer de leur côté.
- Enfin, le meilleur pour la fin, le Merveilleux : un petit (ou plus gros, c'est variable) gâteau dont les ingrédients sont tous faits pour me plaire : crème style chantilly, meringue, copeaux de chocolat. Un régal, mais il faut prévoir le verre d'eau pour se rincer la gorge à la fin !
Il m'en reste encore plein à goûter, à commencer par les moules-frites. J'ai aussi entendu parler de tartes au sucre et autres brioches locales, de gratins du nord (rebaptisé Maroualliflette par mes collègues) et tartes au fromage-qui-pue, de crêpes du mineur et crèmes brûlées du Nord. Tant mieux, il me reste cinq mois ! March 01 L'Amour et le LionFebruary 26 Souvenirs de MontpellierAaah, Montpellier. Trois ans de ma vie. Le soleil presque toujours, et le reste du temps... Ben les inondations ^^
Pèle-mèle : le lycée Joffre, la plage à Carnon - ou Palavas, les ruelles du centre-ville. La place de la Comédie, mon appart merdique rue Urbain 5, mon autre chambre merdique rue d'Assas, les tortues du Jardin des Plantes et le Lion du Peyrou. Les filles du foyer du Carré du Roy, Manuela et Yukiko. Mes débuts dans l'aménagement du territoire, l'article L111, le Rockstore, les courses au Polygone. Le tramway tout bleu avec ses hirondelles, Georges Frêche.
Toute une époque !!
February 21 De la Liane comme moyen de locomotionAujourd'hui j'ai fait une sortie que je n'avais jamais osé faire toute seule, grâce à l'initiative de quelques collègues inspirés : j'ai fait un tour en bus juste pour faire un tour en bus.
Bon, ce n'est pas n'importe quelle ligne, c'est la dernière en date sur la métropole lilloise : la Liane. Un nom original pour un design original (des bus noirs, c'est classe!), plus un marketing massif pour faire rentrer le concept dans l'esprit des lillois. C'est un TCSP (transport en site propre, il a ses propres voies pour circuler) dans la théorie, soit la pointe du transport urbain : il va plus vite, fait moins d'arrêts... Mais en réalité il emprunte assez peu de voies séparées et pour l'avoir "essayé" comme utilisatrice, assez peu le distingue d'un bus normal.
Après, c'était un plaisir de se retrouver en groupe sur les banquettes du fond, comme les cancres au collège, à faire le tour des blagues sur le concept ; puis une fois arrivés au terminus, d'envahir un petit bar pour la pause déjeuner avant de revenir. En saisissant au passage la Liane suivante ^^
*fait un cri de Tarzan et disparait dans la jungle urbaine* February 16 EuralilleEt voilà l'endroit où je travaille ! Euralille, grand projet urbain s'il en fut, pensé par des monstres politiques et signé par des noms prestigieux - Koolhaas, Portzamparc... Quel meilleur cadre pour travailler dans l'urbanisme ?
Même je trouve ce site moins impressionnant que bien d'autres du même genre, il faut dire qu'il est bel et bien vivant, grâce à la gare TGV et au centre commercial qui attirent toutes sortes de personnes, pas que des businessmen.
Euralille n'est pas terminé, il s'étend vers le Sud avec un Zénith / centre de conférences signé Rem Koolhas, et toute une série de logements collectifs qui ressemblent beaucoup à ce qui se fait autour d'Amsterdam. Influence hollandaise ?
La fameuse tour de Lille. Perso je ne suis pas fan... Je préfère la station de métro, décorée par Jean Pattou, un architecte aquarelliste de la région. J'adore ce qu'il fait ! Et les Cinq tours d'Euralille, dont la dernière est encore en construction. Ca bouge, ça bouge... |
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